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« Aller vers » ou « S’extraire de » : 2 façons de commencer un coaching

  • octobre 2013
  • Posted By Christophe Peiffer
  • 2 Comments

Commencer un coachingCommencer un coaching peut se faire de différentes façons. Les demandes sont diverses et les situations très variées. Pour autant, j’ai pu remarquer, au fur et à mesure des rencontres avec mes clients, que deux grandes tendances se dessinent. La tendance “aller vers…” que je pourrais qualifier de “désir de se développer, de grandir” et la tendance “s’extraire de…” que je pourrais qualifier de “désir de se sortir de la mouise” :-). Je vous propose aujourd’hui d’explorer ces deux approches différentes pour commencer un coaching.

Quelles motivations pour commencer un coaching ?

Prenons la première tendance, “Aller vers…”

Ce type de motivation se retrouve chez les personnes souhaitant développer un potentiel dont elles reconnaissent avoir besoin pour réaliser leurs objectifs. Ou encore, accroître des ressources déjà existantes et qui ne demandent qu’à être réactivées pour débuter un nouveau projet.

Exemples :

  • Un collaborateur accède à un poste de manager (sur sa demande) et commence un coaching pour développer des compétences relationnelles et développer son leadership. Il sait que ce type d’accompagnement lui permettra de gagner un temps précieux dans sa prise de poste pour interagir avec son équipe. Sa demande est “d’aller vers” un développement de son identité managériale.
  • Une secrétaire de direction souhaite développer sa confiance en elle en vue d’une promotion que son patron lui propose. Elle devra s’exprimer souvent en public lors de réunions entre collaborateurs. Elle demande donc à la responsable des ressources humaines si elle peut bénéficier d’un coaching pour “aller vers” plus d’assurance dans sa prise de parole.
  • Un jeune homme en recherche d’emploi a identifié, lors de ses entretiens d’embauche, qu’il avait des difficultés à réguler ses émotions. Il décide alors de commencer un coaching solidaire afin “d’aller vers” un meilleur ressenti interne et des comportements externes plus adaptés lorsqu’il sera en compagnie d’un recruteur.

Le dénominateur commun à tous ces exemples est une certaine prise de conscience qu’il est possible d’améliorer ce qui va déjà bien.

Quel intérêt ? allez-vous peut-être me demander.

Le fait de commencer un coaching dans un but de développement permet au client de réunir toutes les conditions qui favoriseront la réussite de son coaching. Cet état revient à être proactif, c’est à dire que le client est orienté vers son futur et agit en prévoyant les éventuels problèmes et leurs solutions.

Passons maintenant à la tendance “S’extraire de…”

Ici, il est très souvent question de crise. Qu’elle soit professionnelle, identitaire, existentielle, systémique, relationnelle, de la quarantaine et j’en passe, traverser ce type de phases critiques génèrent tout un tas de contrariétés allant de la simple épine dans le pied jusqu’au bouleversement le plus profond.

Quoi de plus naturel alors que de vouloir “s’extraire de” ce type de situation ?

Quelques exemples :

  • La directrice d’une PME a été très affectée par un récent passage par la case prud’homme. Elle a totalement perdu confiance en elle et ne se retrouve plus dans sa fonction de dirigeante. Elle ne sait plus comment parler à ses équipes, ni comment se positionner relationnellement ou comment maintenir un cadre de travail . Elle souhaite par dessus tout “s’extraire de” cette situation qui lui procure un stress conséquent au quotidien et agit sur l’ambiance générale de son entreprise.
  • Une assistante commerciale est en conflit ouvert avec son directeur qu’elle qualifie de rigide et autoritaire. Tous les projets qu’elle propose ne sont pas retenus ou pire sont dénigrés ouvertement lors de réunions d’équipe. Elle se sent harcelée par son supérieur et souhaite “s’extraire de” ce mode relationnel conflictuel … tout en conservant son poste. L’idée de commencer un coaching émane de la responsable des ressources humaines qui est au courant de la situation.

Bref, grâce à ces quelques exemples, nous pouvons voir clairement que la motivation à commencer un coaching se manifeste en réaction à un déclencheur pouvant être qualifié de négatif pour le client.

Les deux faces d’une même médaille

Il va de soi, que les exemples que j’ai cités dans ce billet sont volontairement proches des extrêmes sur un continuum de situations vécues quotidiennement par nos clients. Il existe bien heureusement des demandes intermédiaires où les clients sont un peu dans les deux cas. Ils ne veulent plus d’une situation tout en sachant vaguement vers quoi ils ont envie d’aller.

A noter toutefois, qu’au niveau culturel, le fait de commencer un coaching sur le mode “aller vers…” se retrouve plus fréquemment dans les pays anglo-saxons. Nous autres, en France et plus généralement dans les pays latins, avons une petite tendance à recevoir des demandes de coaching sur le mode “au feu les pompiers, y’a la maison qui brûle !!;-)

A bientôt

Commentaires

Bien dommage d'attendre que la maison brûle !...Bravo Christophe pour ce billet que j'ai bien apprécié.
Merci pour ton retour Véronique.

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